Après l’accouchement, le corps de la femme entame une longue période de récupération : le post-partum. L’une des étapes phares de ce post-partum est le retour de couches, soit l’apparition des premières règles après l’arrivée de bébé, à ne pas confondre avec les saignements post-accouchement, ou lochies. Concrètement, quand a lieu le retour de couches ? Que se passe-t-il dans le corps d’une mère à ce moment du post-partum ? À quoi faire attention ? Voici tout ce que vous devez savoir sur le retour de couches de la jeune maman !
C’est quoi, le retour de couches ?
Vous le savez : la grossesse et l’accouchement constituent des bouleversements pour le corps de la femme. Après avoir mis au monde un (ou plusieurs) bébé, il lui faut du temps pour récupérer, cicatriser et retrouver des cycles réguliers.
Durant les semaines qui suivent la naissance du nourrisson, le corps commence par évacuer les résidus de la grossesse. Cette évacuation prend la forme de saignements, particulièrement abondants durant les premiers jours, que l’on qualifie de lochies. Ces saignements, qui ne correspondent pas à des règles, durent généralement environ trois semaines (Hôpitaux universitaires de Genève, 2025).
Le retour de couches correspond à un tout autre phénomène. Il s’agit de l’apparition des premières règles qui suivent la naissance de bébé. C’est le signe que le cycle hormonal de la jeune maman reprend son cours normal. La période entre les lochies et le retour de couches peut être un peu floue.
Pas d’inquiétude donc si vous n’êtes pas vraiment certaine de ce qui se passe dans votre corps à ce moment particulier. Et pour prendre soin de vous durant votre post-partum, n’hésitez pas à parcourir l’article sur l’alimentation post-partum idéale !
Retour de couches : quand a-t-il lieu et qu’est-ce qui influence sa durée ?
Vous vous en doutez : la date du retour de couches est très variable d’une femme à l’autre. Il peut aussi varier d’un post-partum à l’autre pour une même femme. Les autres facteurs qui peuvent entrer en jeu sont l’allaitement, l’équilibre hormonal, le métabolisme ou encore l’expérience de l’accouchement.
La seule chose qui est certaine, c’est qu’il n’y a pas d’ovulation dans le corps de la jeune maman avant le 21e jour suivant l’accouchement (Haute Autorité de Santé, 2019). De façon générale, chez les femmes qui n’allaitent pas, le retour de couches intervient entre 6 et 8 semaines après l’accouchement (Hôpitaux universitaires de Genève, 2025).
Chez les mamans allaitantes, il peut intervenir plus tardivement. En effet, la production de lait est rendue possible grâce à une hormone, la prolactine, qui freine l’ovulation. Ainsi, plus les tétées sont rapprochées et fréquentes, plus le retour de couches peut tarder. Il peut intervenir plusieurs mois après l’accouchement, voire seulement au moment du sevrage de bébé.
Attention : quelle que soit votre décision en termes d’allaitement, votre organisme peut ovuler avant le retour de couches. Ainsi, il est possible d’être de nouveau fertile sans le savoir, avant d’avoir eu ses premières règles post-accouchement. Vous ne prévoyez pas de retomber enceinte ?
N’oubliez pas de parler contraception avec votre sage-femme ou votre gynécologue.
À quoi ressemble le retour de couches et qu’est-ce qui doit alerter la jeune maman ?
Le retour de couches est un phénomène normal que vous n’avez pas à redouter. Ceci étant dit, il n’est pas impossible que vous soyez légèrement surprise par ce premier cycle post-accouchement.
En effet, ces règles peuvent différer de celles que vous avez connues dans le passé. Voici les principales différences que vous pouvez observer :
- un flux plus abondant ;
- une durée plus longue : 7 à 8 jours au lieu de 5 par exemple ;
- la présence de petits caillots ;
- des crampes menstruelles plus intenses et plus fréquentes ;
- des sautes d’humeur et/ou une sensibilité des seins plus importantes.
Rien d’anormal à cela : votre utérus, qui a beaucoup travaillé pendant neuf mois, met du temps à retrouver son fonctionnement habituel. Il faut généralement compter deux à trois cycles avant que tout redevienne régulier.
Dans la majorité des cas, le retour de couches se déroule sans difficulté particulière. À l’inverse, certaines situations nécessitent une consultation médicale :
- des saignements très abondants ;
- des caillots d’une taille très importante ;
- de la fièvre associée à de fortes douleurs pelviennes ;
- des pertes à l’odeur inhabituelle ;
- une absence totale de règles plus de trois mois après l’arrêt de l’allaitement, ou plus de trois mois après l’accouchement en l’absence d’allaitement.
Chaque corps est différent. Il n’est donc pas nécessaire de s’inquiéter, mais en cas de doute, mieux vaut demander un avis médical.
Fertilité et contraception : en quoi s’informer sur le retour de couches est important ?
Durant les premières semaines et mois du post-partum, il existe un réel risque de retomber enceinte. En effet, comme précisé plus haut, le retour de couches est précédé d’une ovulation. Autrement dit, vous êtes de nouveau fertile avant même de revoir vos premières règles, et vous n’avez, à ce moment-là, aucun moyen de le savoir avec certitude.
Dans les 21 jours suivant l’accouchement, rien à craindre puisqu’il n’y a jamais d’ovulation. Mais passé ce délai, tout est possible ! Par ailleurs, si l’allaitement exclusif constitue une méthode de contraception « naturelle », elle n’est pas infaillible. Il ne faut pas oublier qu’elle dépend de la régularité et de la fréquence des tétées…
Vous avez repris des rapports intimes et n’envisagez pas de retomber enceinte ? Les professionnels de santé recommandent de mettre en place une contraception au plus tard 21 jours après l’accouchement. Le choix de la méthode (stérilet, pilule, préservatif) dépend de divers facteurs : allaitement, état de santé, délai depuis l’accouchement.
Discutez-en avec votre sage-femme ou votre gynécologue dès la maternité ou durant le suivi post-accouchement. Nul besoin de vous ajouter une charge mentale inutile !
Le retour de couches marque une étape clé de votre post-partum. Il indique que votre corps retrouve peu à peu son équilibre. Impossible de prévoir sa date exacte d’arrivée, chaque corps (et chaque post-partum) étant différent. Restez à l’écoute de votre corps et n’hésitez pas à consulter votre sage-femme ou médecin en cas de doute. Mais surtout : n’oubliez pas de parler contraception ! Envie d’un accompagnement personnalisé pendant votre post-partum ? Découvrez nos massages et accompagnements post-partum ou contacter votre doula post-partum à Grenoble !