Après la naissance, votre bébé a besoin d’être porté, bercé, nourri et rassuré. Il s’endort contre vous, mais se réveille dès que vous le posez. Vous pouvez alors passer une grande partie de la journée à le garder dans vos bras.
Dans le même temps, votre corps se remet doucement de la grossesse et de l’accouchement. Le dos tire, les épaules se crispent, la nuque se raidit. Certains gestes pourtant simples deviennent inconfortables.
Une question peut alors apparaître : est-ce le fait de porter votre bébé qui provoque ce mal de dos après l’accouchement ?
Le portage physiologique est rapidement désigné comme responsable. Pourtant, il n’est pas nécessairement la cause de la douleur. Lorsqu’il est adapté et correctement ajusté, il peut même offrir une manière plus confortable de porter son bébé qu’un portage prolongé dans les bras ou sur la hanche.
Mais le portage n’est pas non plus une solution miracle. Il doit être adapté à votre bébé, à votre morphologie et à la façon dont votre corps récupère après la naissance.
Pourquoi peut-on avoir mal au dos après l’accouchement ?
Le mal de dos durant le post-partum peut avoir plusieurs origines. Il est rarement lié à un seul geste ou à une seule mauvaise position.
Pendant la grossesse, votre corps s’est transformé pour accueillir votre bébé. Votre ventre s’est arrondi, votre centre de gravité s’est déplacé et votre posture s’est adaptée à l’évolution du ventre.
Vos muscles abdominaux, votre bassin, votre périnée et votre dos ont été fortement sollicités. Ces changements ne disparaissent pas le jour de la naissance.
Après l’accouchement, le corps entre dans une nouvelle période d’adaptation. Il doit récupérer, cicatriser et retrouver progressivement ses appuis, tout en répondant aux besoins de votre nouveau-né.
Un corps encore en pleine récupération
Que vous ayez accouché par voie basse ou par césarienne, votre corps a vécu une épreuve importante et a donc besoin de récupérer en profondeur.
Votre sangle abdominale et votre périnée, ainsi que les muscles du dos, participent à la stabilité de votre bassin et de votre colonne vertébrale. Lorsqu’ils ont été étirés, fragilisés ou qu’ils manquent temporairement de coordination, certaines zones notamment le dos peuvent davantage compenser.
Vous pouvez ressentir des tensions, une fatigue musculaire ou l’impression que votre dos tire.
La récupération est différente pour chaque femme. Elle dépend du déroulement de la grossesse, de l’accouchement, de la présence éventuelle d’une césarienne, d’une déchirure ou d’une épisiotomie, mais aussi de votre niveau de fatigue.
Il n’existe donc pas de délai précis au bout duquel votre corps devrait avoir totalement récupéré.
Les gestes répétés du quotidien
Après la naissance, vos journées sont remplies de petits gestes que vous répétez sans cesse :
- prendre votre bébé dans son lit ;
- vous pencher au-dessus du berceau ;
- le porter dans vos bras ou sur la hanche;
- le poser sur la table à langer ;
- donner le sein ou le biberon ;
- déplacer le cosy ou la poussette ;
- vous relever avec votre bébé contre vous.
Pris séparément, ces gestes ne sont pas forcément douloureux. Mais lorsqu’ils sont répétés toute la journée, par un corps fatigué et encore sensible, ils peuvent finir par créer des tensions.
La nuit, il est également plus difficile de bien s’installer. Vous nourrissez parfois votre bébé à moitié endormie, le dos arrondi et les épaules relevées.
Votre corps fait simplement comme il peut, avec l’énergie dont il dispose.
La fatigue et le manque de sommeil
La fatigue ne crée pas toutes les douleurs, mais elle peut les rendre plus difficiles à supporter.
Lorsque les nuits sont hachées, les muscles récupèrent moins bien. Le seuil de tolérance diminue et les gestes deviennent moins précis. On se penche plus vite, on se crispe davantage et l’on prend moins le temps de chercher une position confortable.
Vous prenez aussi moins le temps de vous installer confortablement avant de nourrir, changer ou porter votre bébé. Prendre soin de votre dos après l’accouchement ne consiste donc pas seulement à corriger votre posture. Cela implique également de regarder l’ensemble de ce que vous êtes en train de traverser : la fatigue, la récupération, les tensions émotionnelles et le manque de relais.
Douleur dans le haut ou le bas du dos : que signifie-t-elle ?
La zone douloureuse peut donner quelques indications sur l’origine des tensions. Elle ne permet cependant pas de poser un diagnostic. Si la douleur persiste, augmente ou vous inquiète, il est préférable d’en parler à un professionnel de santé.
Une douleur dans le haut du dos et les épaules
Une douleur située entre les omoplates, dans les trapèzes ou au niveau de la nuque peut être favorisée par les positions adoptées pour nourrir ou regarder votre bébé.
Lorsque vous allaitez ou donnez le biberon, le regard se dirige naturellement vers lui. La tête s’incline, les épaules s’enroulent et les bras restent contractés pour le maintenir.
Cette posture est rarement gênante si vous la tenez pendant quelques minutes. Elle peut le devenir lorsqu’elle est répétée plusieurs fois par jour et que le dos n’est pas soutenu.
Plutôt que de se pencher vers son bébé, il est préférable, lorsque cela est possible, de l’amener vers soi en utilisant des coussins. Le dos peut être appuyé contre un dossier, les pieds posés au sol et les épaules relâchées.
L’objectif n’est pas de tenir une position parfaitement droite, mais de permettre au corps d’être suffisamment soutenu pour ne pas rester en tension.
Une douleur au milieu du dos
La zone située autour des omoplates et des côtes peut également devenir douloureuse lorsque la respiration reste haute et superficielle ou que vous retenez votre respiration.
Cela arrive notamment lorsque l’on porte son bébé en retenant son souffle, en relevant les épaules ou en contractant continuellement le haut du corps par peur de le faire tomber.
Une installation plus stable et plus proche de votre corps peut vous aider à relâcher les épaules et à respirer plus librement.
Une douleur dans le bas du dos ou le bassin
Les douleurs lombaires sont souvent influencées par plusieurs éléments : les changements posturaux de la grossesse, la fatigue musculaire, le manque d’appui, les fluctuations hormonales, les gestes répétés et la manière de porter votre bébé.
Elles peuvent apparaître pendant le portage, mais aussi lorsque votre bébé est porté à bras, toujours sur la même hanche ou maintenu loin du corps. Votre bassin n’est plus aligné et votre dos doit compenser pour maintenir votre équilibre.
Une douleur qui descend dans la fesse ou dans la jambe, qui s’accompagne de fourmillements ou de faiblesse, mérite en revanche un avis médical.
Le portage physiologique peut-il provoquer un mal de dos ?
Le portage physiologique ne provoque pas automatiquement un mal de dos.
Porter un bébé représente nécessairement une charge supplémentaire pour votre corps. Aucun moyen de portage ne peut faire disparaître le poids du bébé sur vous. En revanche, la manière dont ce poids est placé et réparti peut profondément modifier votre confort en tant que porteur.
Un bébé porté dans les bras, loin du buste ou toujours sur la même hanche, crée souvent une compensation. Le bassin se décale, une épaule se relève et le dos cherche un nouvel équilibre.
Avec un moyen de portage adapté, votre bébé est installé près de votre centre de gravité. Son poids est réparti sur une zone plus large et vos bras n’ont plus besoin de le soutenir en permanence.
Cela peut rendre le portage plus confortable, mais seulement si l’installation respecte les besoins du bébé et les sensations de la personne qui le porte.
Le portage physiologique n’est donc ni systématiquement responsable du mal de dos, ni un traitement à lui seul. C’est un outil qui peut vous aider lorsqu’il est choisi et ajusté à vos besoins.
Comment reconnaître un portage confortable pour le dos ?
Il n’existe pas un réglage unique qui conviendrait à toutes les femmes, à tous les bébés et à toutes les étapes du post-partum.
Une écharpe de portage peut être très confortable pour une personne et difficile à supporter pour une autre. Il en va de même pour le sling, le mei-tai ou le porte-bébé préformé.
L’âge et le tonus du bébé, sa morphologie, le type de moyen de portage, la taille du porteur, sa sensibilité et les éventuelles douleurs déjà présentes doivent être pris en compte.
Quelques repères permettent néanmoins de vérifier que l’installation semble adaptée.
Le bébé est proche du corps
Plus votre bébé est éloigné de votre corps, plus son poids entraîne votre buste vers l’avant.
Un bébé porté suffisamment serré contre le porteur suit ses mouvements sans ballotter. Ainsi, il ne devrait pas être nécessaire de le retenir continuellement avec les mains lorsque le moyen de portage est correctement installé.
Le serrage doit cependant rester confortable. Vous devez pouvoir respirer librement et votre bébé ne doit pas être comprimé.
Le bébé est installé à une hauteur adaptée
En portage ventral, votre bébé doit généralement être assez haut pour que vous puissiez voir son visage facilement.
Lorsqu’il est trop bas, son poids tire davantage sur vos épaules ou sur la zone lombaire (le bas de votre dos). Vous risquez alors de vous cambrer ou de projeter le bassin vers l’avant pour compenser.
La hauteur idéale varie toutefois selon le moyen de portage utilisé, de la taille du bébé et de votre propre morphologie.
Le poids est réparti sans point de pression
Un moyen de portage confortable ne devrait pas créer point de pression précis sur une épaule, entre les omoplates, au niveau du bassin ou sur une cicatrice de césarienne.
Selon le porte-bébé choisi, le poids peut être réparti sur les épaules, le dos, le buste et parfois le bassin.
Une ceinture large ou rigide n’est pas indispensable pour bien porter votre bébé. Certaines femmes se sentent mieux avec un moyen de portage sans ceinture, tandis que d’autres apprécient davantage le soutien qu’elle apporte.
Ce qui compte n’est pas la présence d’un élément particulier, mais le bon moyen de portage est celui qui s’adapte à votre corps sans créer de douleur.
La position du bébé est respectée
La position du bébé doit tenir compte de son âge, de son développement et de son tonus.
Son corps est soutenu du creux des genoux au bassin, ses genoux restent fléchis et son bassin peut s’enrouler naturellement. Chez le jeune bébé, la position physiologique permet à la tête et le dos un maintien adapté, sans être plaqués de force.
La position dite en « M », avec les genoux plus hauts que les fesses, est souvent utilisée comme repère. Elle doit toutefois être comprise comme une orientation générale et non comme une forme rigide à reproduire à tout prix.
La position du bébé contribue à la qualité globale du portage, mais elle ne suffit pas à garantir le confort du porteur.
Quels signes montrent qu’un porte-bébé est mal réglé ?
Une gêne ponctuelle peut parfois être corrigée en modifiant légèrement le serrage ou la hauteur.
Certains signes indiquent néanmoins que l’installation mérite d’être revue :
- la douleur apparaît immédiatement ou augmente rapidement ;
- le bébé semble tirer votre corps vers l’avant ;
- le porteur doit le retenir avec une main ;
- une épaule supporte presque tout le poids ;
- les bretelles créent un point de pression ;
- le bas du dos se creuse pour compenser ;
- le bébé est très bas ou éloigné du buste ;
- une ceinture appuie sur une zone sensible ou sur la cicatrice ;
- la respiration semble limitée ;
- le porteur ne se sent pas stable lorsqu’il marche.
Une douleur ne doit pas être considérée comme le prix à payer pour porter son bébé !
Elle ne signifie pas forcément que le portage n’est pas fait pour vous. Elle indique souvent que l’outil, le nouage, la durée ou la position choisie ne correspondent pas à vos besoins du moment.
Parfois, quelques ajustements suffisent. Dans d’autres situations, il est préférable d’essayer un autre moyen de portage ou de laisser à votre corps un peu plus de temps.
Comment porter son bébé lorsque le dos est déjà douloureux ?
Lorsqu’une douleur est déjà présente, il est possible d’aborder le portage très progressivement, avec des durées courtes.
Une première installation peut être testée pendant quelques minutes à la maison, dans un environnement calme. Cela permet d’observer les sensations sans se sentir obligée de poursuivre une promenade ou une sortie.
La douleur ne devrait pas augmenter pendant le portage ni dans les heures qui suivent.
Pendant le portage, il peut être utile de vous demander :
- Mes épaules peuvent-elles se relâcher ?
- Est-ce que je respire facilement ?
- Le poids semble-t-il bien réparti ?
- Est-ce que je dois modifier ma posture pour supporter mon bébé ?
- Une zone douloureuse est-elle comprimée ?
- La douleur augmente-t-elle pendant ou après le portage ?
- Le corps semble-t-il soutenu ou davantage contraint ?
La solution n’est pas toujours de serrer davantage. Selon la douleur, il peut être nécessaire de modifier la hauteur de votre bébé, la répartition du tissu sur votre corps, le croisement des bretelles ou le moyen de portage lui-même.
Lors d’un atelier de portage, il est possible d’essayer plusieurs installations et de rechercher celle qui convient au bébé, mais aussi au corps de la personne qui le porte.
L’objectif n’est pas de reproduire parfaitement un nouage. Il s’agit de trouver une façon de porter votre bébé qui vous apporte de la proximité, sans ajouter une contrainte supplémentaire.
Peut-on porter son bébé après une césarienne ?
Oui mais le délai n’est pas identique pour toutes les femmes.
Après une césarienne, la zone abdominale et la cicatrice peuvent rester sensibles pendant plusieurs semaines. Certains moyens de portage sont alors plus confortables et mieux tolérés que d’autres, notamment lorsqu’ils n’exercent pas de pression directe sur la cicatrice.
La reprise peut être progressive, en tenant compte de la douleur, de la cicatrisation et des recommandations données par l’équipe médicale.
Si le porte-bébé appuie sur la cicatrice, tire sur votre ventre, provoque une douleur ou oblige à contracter fortement le ventre, il est préférable d’arrêter et de revoir l’installation.
Porter votre bébé ne doit jamais devenir une manière de prouver que votre corps a déjà récupéré. Vous pouvez avoir envie de garder votre bébé près de vous tout en respectant votre besoin de repos et de cicatrisation.
Les gestes qui peuvent préserver votre dos au quotidien
Le confort de votre dos ne dépend pas uniquement de votre porte-bébé.
De petits ajustements dans votre quotidien peuvent réduire les tensions et les contraintes répétées au fil de la journée.
Pour prendre et poser le bébé
Lorsque cela est possible, il est préférable de rapprocher le bébé de soi avant de se redresser.
Plier les genoux et prendre appui sur les jambes évite de relever tout le poids avec le dos. Pour sortir du lit, vous pouvez d’abord vous tourner sur le côté, puis vous aider de vos bras pour vous relever, plutôt que de redresser directement le buste.
Il n’est pas nécessaire de réaliser parfaitement chaque geste. L’idée est simplement de limiter les mouvements qui se répètent et ainsi d’éviter de solliciter toujours la zone douloureuse.
Pour allaiter ou donner le biberon
Le bébé peut être installé à la bonne hauteur grâce à des coussins, afin d’éviter que le parent ne se penche continuellement vers lui.
Votre dos peut être soutenu. Vos bras peuvent reposer sur un coussin ou un accoudoir. Vos pieds peuvent être posés au sol ou sur un petit marchepied.
Changer régulièrement de position ou bien utiliser les positions physiologiques, permet également de ne pas solliciter toujours les mêmes muscles.
Pour changer votre bébé
Une table à langer ou une surface située à une hauteur adaptée évite de rester penchée en avant.
Lorsque le change a lieu sur un lit, il peut être plus confortable de s’agenouiller ou de s’asseoir à côté plutôt que de rester courbée au-dessus du bébé.
Pensez également au change physiologique qui permet de moins solliciter les abdominaux et les lombaires.
Pour porter votre bébé dans les bras
Lorsque le bébé est porté dans les bras, le maintenir près du buste diminue l’effet de levier exercé sur le dos.
Il est également préférable d’éviter de le garder toujours sur la même hanche. Alterner les côtés peut aider, même si une main semble naturellement plus habile que l’autre.
Invitez votre bébé à s’enrouler sur votre avant-bras permet également de réduire les tensions dans votre corps.
Comment soulager les tensions du dos après l’accouchement ?
Le mouvement doux est souvent préférable à une immobilité prolongée, à condition qu’il reste confortable et adapté à la récupération.
Une marche courte, quelques changements de position, une respiration plus ample ou un moment allongé peuvent déjà offrir un peu d’espace au corps.
Les exercices proposés sur internet ne conviennent pas nécessairement à toutes les femmes. Une douleur lombaire, une césarienne, un diastasis, certaines difficultés du périnée ou une douleur pelvienne demandent un accompagnement spécifique.
Lorsque la douleur persiste, une évaluation par une sage-femme ou un kinésithérapeute formé à la rééducation périnéale permet d’observer le plancher pelvien, la sangle abdominale, le bassin et le dos dans leur ensemble.
Le portage ne remplace pas cette évaluation ni une éventuelle rééducation. Il peut simplement devenir l’un des outils qui vous aident à vivre votre quotidien avec plus de confort.
Vous offrir un temps de repos
Le corps en post-partum est souvent très sollicité, mais rarement avec l’intention de prendre soin de lui.
Il porte, nourrit, berce et répond aux besoins de votre bébé. Il reste parfois contracté pendant des heures sans véritable possibilité de relâchement.
Un massage postnatal peut vous aider à relâcher une partie des tensions de votre dos, votre bassin, vos épaules et votre nuque. Il vous offre aussi un espace pour ralentir et retrouver des sensations plus agréables et permettre au système nerveux de ralentir.
Il ne remplace pas un diagnostic médical lorsqu’une douleur persiste ou présente des signes inquiétants. Mais il peut accompagner la récupération et offrir ce qui manque souvent après une naissance : un moment où le corps de la mère redevient, lui aussi, digne d’attention.
Quand consulter pour un mal de dos après l’accouchement ?
La plupart des tensions liées aux postures et aux gestes du quotidien peuvent s’améliorer avec du repos, des ajustements et une reprise progressive du mouvement.
Certaines douleurs nécessitent cependant un avis médical rapide.
Il est important de consulter lorsque :
- la douleur est soudaine, très intense ou s’aggrave ;
- elle empêche de marcher ou de se tenir debout ;
- elle descend dans une jambe et s’accompagne d’une faiblesse ;
- des engourdissements ou des fourmillements apparaissent ;
- une perte de sensibilité dans les jambes, les fesses ou la zone du périnée ;
- il devient difficile de contrôler la vessie ou les intestins ;
- la douleur est associée à de la fièvre, des frissons ou un malaise général ;
- une douleur située dans le dos ou sur le côté s’accompagne de brûlures urinaires ;
- la douleur apparaît après une péridurale et augmente, notamment si elle est accompagnée de signes neurologiques ;
- la douleur persiste ou limite durablement les activités quotidiennes.
Le fait qu’une douleur soit fréquente après une naissance ne signifie pas qu’elle doit être supportée en silence.
Demander un avis médical permet de comprendre ce qui se joue et de recevoir un accompagnement réellement adapté.
FAQ : mal de dos après l’accouchement et portage physiologique
Le portage physiologique peut-il donner mal au dos ?
Le portage ne provoque pas systématiquement un mal de dos. Une installation trop basse, trop lâche, asymétrique ou mal adaptée peut toutefois accentuer une douleur déjà présente. Un portage proche du corps, stable et ajusté à la morphologie du porteur est généralement plus confortable qu’un bébé porté longtemps dans les bras ou sur une seule hanche.
Quel porte-bébé choisir lorsqu’on a mal au dos ?
Il n’existe pas de modèle universellement meilleur pour le dos. Une écharpe de portage, un sling, un mei-tai ou un porte-bébé préformé peuvent tous être confortables lorsqu’ils sont adaptés et bien réglés. Le choix dépend du bébé, de la morphologie du porteur, de la zone douloureuse et de la manière dont le poids est le mieux toléré.
Un porte-bébé avec une ceinture rigide protège-t-il mieux les lombaires ?
Pas nécessairement. Certaines personnes apprécient le soutien d’une ceinture structurée, tandis que d’autres la trouvent inconfortable ou trop compressive, notamment après une césarienne. La largeur de la ceinture ne suffit pas à déterminer la qualité du portage.
Quand peut-on commencer à porter après l’accouchement ?
Il n’existe pas de date précise. La reprise dépend du déroulement de l’accouchement, de la douleur, de la cicatrisation et de l’état de fatigue. Vous pouvez commencer progressivement, pendant quelques minutes, puis observer comment votre corps réagit pendant et après le portage.
Peut-on porter après une césarienne ?
Oui, lorsque la récupération le permet et que le moyen de portage n’exerce pas de pression douloureuse sur la cicatrice. En cas de doute sur la cicatrisation ou de douleur persistante, il est préférable de demander l’avis d’une sage-femme ou d’un médecin.
Combien de temps dure le mal de dos après l’accouchement ?
La durée varie d’une femme à l’autre. Certaines douleurs diminuent rapidement lorsque les postures sont ajustées et que le corps récupère. D’autres persistent et nécessitent une évaluation. Une douleur qui s’aggrave, qui reste intense ou qui limite le quotidien ne doit pas être banalisée.
Le portage peut-il remplacer la rééducation postnatale ?
Non. Le portage peut faciliter le quotidien et limiter certaines compensations, mais il ne remplace ni une évaluation du plancher pelvien, de la sangle abdominale et du dos, ni une rééducation lorsqu’elle est indiquée. Les deux approches peuvent être complémentaires.
Portage et post-partum : écouter le corps autant que le bébé
Après la naissance, il est facile de concentrer toute son attention sur les besoins de votre bébé.
Est-il bien installé ? Sa tête est-elle suffisamment soutenue ? Ses jambes sont-elles dans une bonne position ? Son dos est-il respecté ?
Toutes ces questions sont importantes. Mais le corps du parent mérite, lui aussi, d’être écouté.
Un portage physiologique ne se résume pas à la position du bébé. Il doit permettre une rencontre confortable entre deux corps : celui de l’enfant qui cherche la proximité et celui du parent qui est encore en train de récupérer.
Lorsqu’il est bien choisi et bien réglé, il peut vous permettre de répondre au besoin de proximité de votre bébé sans mobiliser constamment vos bras ou décaler tout votre corps sur une hanche.
Et si le portage vous fait mal, vous n’avez pas à serrer les dents ou conclure trop vite que le portage n’est pas fait pour vous. Cela signifie peut-être que l’installation doit être ajustée, que le moyen de portage ne vous convient pas ou que votre corps a encore besoin de temps.
À La Terrasse, entre Grenoble et Chambéry, je propose des ateliers de portage physiologique pour vous aider à trouver une installation adaptée à votre bébé, mais aussi à votre propre corps.
Parce que porter son enfant devrait pouvoir créer de la proximité sans demander à la mère de s’oublier un peu plus.
Anne-Laure, doula et masseuse spécialisée post-partum
Accompagnante périnatale depuis plusieurs années, j’anime des ateliers de portage physiologique et je propose des massages postnatals pensés pour les jeunes mamans. J’accompagne au quotidien des mères qui, comme vous, cherchent à comprendre ce qui se passe dans leur corps après l’accouchement et à trouver des solutions concrètes.