La légende raconte que dans une contrée fort fort lointaine, vivait un petit bonhomme haut comme 3 pommes, que l’on nommait P’tit Dodu.

Il menait une existence douce et joyeuse, toutefois rythmée par quelques démangeaisons au popotin. Car jour et nuit, comme tous les dodus du coin, il portait une couche blanche en Plastruc, une matière inconfortable et irritante. 

Les anciens, au coin du feu, racontaient souvent que loin à l’horizon, vers le coucher du soleil, existait un monde pur et doux. Mais peut-être n’était-ce qu’une jolie histoire car le Plastruc était vraiment partout…

Oh, il avait bien remarqué que depuis qu’il enterrait ses couches usagées au fond du jardin, son bel arbre était moins majestueux qu’avant, ses branches étaient devenues toutes frêles, et ses fleurs fanaient avant même de fleurir.

Mais bon, il s’était fait une raison P’tit Dodu, après tout, du Plastruc, tout le monde en portait !

Mais Un beau matin, il se réveilla et MALHEUR !

Ses petites fesses rondes et délicates étaient toutes rouges !

Ça gratouillait.

Ça piquotait.

Ça brûlotait.

Notre pauvre P’tit Dodu était bien mal en point !

Ce satané Plastruc avait abîmé tout son popotin !

Alors, il prit une décision courageuse qui allait changer sa vie :

Ses p’tites fesses et son bel arbre méritaient mieux alors FINI LE PLASTRUC !

Il enleva sa maudite couche et la brandit comme un étendard, puis il enlaça son arbre tendrement et se mit en route vers le monde de l’horizon… 

Loin désormais de la grosse usine de Plastruc, il remarqua que les coquelicots étaient un peu plus rouges, l’herbe un peu plus verte, le ciel un peu plus bleu.

Il marcha pendant des heures (à 4 pattes, ça peut être long…).

La peau de son popotin lui faisait toujours aussi mal, il était fatigué…

Le soleil entamait sa course lente pour se fondre derrière les arbres, alors la panique s’empara de P’tit Dodu.

Il avait froid.

Il avait mal.

Il avait peur que ce monde merveilleux conté par les anciens n’existe pas.

Et surtout, il se sentait terriblement seul dans sa quête…

Au moment où une larme vint emplir ses petits yeux, il entendit des bruits.

Des cris de joie, des rires, des chants.

Il se dirigea vers eux, écarta un rideau de verdure, et découvrit un grand lac qui semblait pétiller de 1000 couleurs. Des centaines de dodus et dodues s’aspergeaient en riant. Certains faisaient des roulades dans l’herbe fraîche du soir.

Qu’ils avaient l’air heureux ces dodus-là !

Et que de couleurs !

Celui-ci portait fièrement une couche rouge écarlate, celle-là une couche verte à pois bleus.

Il avait tellement envie de se joindre à eux !

Alors, du bout de son petit pied, il goûta l’eau du lac : Ô surprise ! Ce qu’il avait pris pour de fines goutelettes d’eau était en réalité… des bulles !

Des milliers de bulles colorées, frétillantes, d’une douceur inconnue…

Les anciens disaient donc vrai ! 

P’tit Dodu en avait oublié sa faim et sa peur.

Les douleurs popotinales disparurent en un clin d’œil dès il plongea tout entier dans ce joli lac de bulles.

Qu’il était bien…

Une musique douce et joyeuse l’enveloppait. Les bulles dansaient autour de lui. Elles venaient chatouiller sa peau et P’tit Dodu riait aux éclats.

Notre petit bonhomme était bien trop occupé à être heureux pour remarquer les mots qui flottaient dans ce lac. S’il savait lire, il aurait pu y voir les mots « OEKOTEX », « Zéro Déchet », « éco-responsable»… Mais il ne savait pas lire, et bien peu lui importait car les dodus n’ont pas besoin de ça, ils SAVENT ce qui est bon pour eux, on appelle ça l’instinct.

La musique merveilleuse qui baignait le lac se fit de plus en plus présente, elle rythmait le bal des bulles qui dandinaient de plaisir quand tout à coup retentit un joyeux « BAM ! ».

P’tit Dodu en fut tout ébahi : là, dans ce lac magique, très loin de chez lui et de l’usine de Plastruc, des milliers de bulles colorées venaient de faire apparaître une des belles couches qu’il enviait aux autres dodus à son arrivée !

Rien que pour lui.

Elle était douce.

Elle était colorée.

Elle était si jolie.

Je ne saurais vous dire si cette légende est vraie, mais ce qui est certain en revanche, c’est que loin, très loin de là, l’Atelier Bulles à Malices est empli de la même joie que ce lac.

Des rires, de la musique, et parfois aussi on m’entend, moi, encourageant mes petites bulles à imaginer toujours plus de belles couches colorées et saines pour tous les p’tits dodus.